L'uniforme de l'artilleur en 1812.

Photo : D. François.  
Photo de M.Ronvaux

 

LE SHAKO.

Noir orné de la cocarde et avec plaque en cuivre jaune découpé et estampé, représentant l’aigle couronné, posée sur un soubassement demi-circulaire flanqué de grenades, portant en son milieu 2 canons croisés et une grenade, surmontant le numéro du régiment ajouré (8ème régiment pour notre groupe). Ses jugulaires en écailles de cuivres avaient les rosaces timbrées d’une grenade, d’un pompon à flamme rouge .

Photo de M.Ronvaux

 
   
Photo de Muriel RONVAUX    Photo de Muriel RONVAUX L'HABIT-VESTE.

Il est de drap bleu à fond bleu foncé. Les parements et les retroussis sont rouges et un passepoil rouge court aux bords du collet, des revers, des pattes de parement et des pattes de poches en accolade et en long. Les retroussis sont ornés de grenades de drap découpé bleu foncé.

Il s'agit de la pièce d'habillement principale du guerrier de 1812.

   
Photo de Muriel RONVAUX LE GILET A MANCHES.

Il est de drap bleu avec collet bleu, les parements sont écarlate ou garance vif. Il se porte au quartier lors d'exercice mais aussi au combat afin de préserver l'habit-veste. C'est la tenue dans laquelle on retrouve le plus souvent le jeune conscrit en attendant qu'il percoit l'habit-veste.

   

Photo de Muriel RONVAUX

LE GILET SANS MANCHES.

Il se porte sous l'habit-veste.

   

LES BOUTONS.

"Comme pour l'infanterie, ceux-ci sont de métal fondu jaune, avec la queue percée en croix. La surface est timbrée à l'image de la plque du shako avec deux canons croisés surmontés d'une grenade et le numéro du régiment en dessous. Les boutons sont fabriqués sur deux tailles : petits pour gilet et habit-veste et les gros pour les poches et la taille de ce dernier.

   
Photo de Muriel RONVAUX       Photo de Muriel RONVAUX LE PANTALON D'ETOFFE.

Il est de drap bleu, à grand pont-levis, ajusté à la jambe, et se porte avec les jambes passées dans les guêtres. Ce sont des bretelles qui le suspendent très haut sur la taille.

   

Photo de Muriel RONVAUX

BRETELLES.

Faites de toile.

   

Photo de Muriel RONVAUX

LE PANTALON DE TOILE.

Le règlement de 1812 donne le pantalon de toile blanche (lin, coton) qui se porte par-dessus pantalon et guêtres. Assez ample, sert de protection. Appelé pantalon de route.

   
Pas de photo disponible pour l'instant. LES GUETRES.

Plus exactement demi-guêtres puisque celles-ci ne montent que jusqu’à la rotule. Chaque artilleur recevait 2 paires, une paire est taillée dans l’estamette noire, l’autre dans la toile grise. Elles sont boutonnées sur le côté externe par une douzaine de petits boutons.

   
Photo de Grégory Delecaut LE POKALEM.

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Pas de photo disponible pour l'instant. LE BONNET DE POLICE.

Il est dit à la dragonne parce inspiré de ceux portés par cette arme. Il est de drap de la même couleur que l'habit (bleu) et souvent coupé dans du drap usagé.

   

Photo de Muriel RONVAUX           Photo de Muriel RONVAUX

LA CAPOTE.

De drap bleu foncé, identique à celle de l'infanterie, avec 2 rangées de 5 boutons d’étoffe. Vêtement prisé par les conbattants, quand elle n'est pas portée, elle est roulée sur le havresac.

   

Photo de M. RONVAUX

LES EPAULETTES.

Il s'agit des mêmes épaulettes que celle des Grenadiers en laine écarlate.

   

Photo de M. RONVAUX

LE CALECON.

Le pantalon n'étant pas doublé, il est donné aux soldats un caleçon de toile de la même longueur que le pantalon et dont la ceinture est doublée emboîtant parfaitement les hanches.

   

Photo de M. RONVAUX

LA CHEMISE.

Vêtement de toile.

   

Photo de M. RONVAUX

LES CHAUSETTES. 

Elles sont tricotées en laine. 

   
   Photo de Grégory DelecautPhoto de Grégory Delecaut LES SOULIERS.

De conception simple mais robuste, le soulier est bas en veau retourné, bordé de basane. La fermeture des souliers ne se faisaient plus par une boucle mais par laçage simple semblable à celui de nos chaussures basses actuelles.

   
Photo de M. RONVAUX         LA GIBERNE.

Boite de cuir de vache noirci, paré sur chair, composé de 2 grandes pièces et de 2 petites : l’une pour la pattelette, l’autre pour le corps de la boite, et les 2 autres pour les côtés. 14 cm de hauteur, 6,5 de largeur et 24 cm de longueur. A 2,5 cm du bord, dessous de la boite, 2 porte-bonnet en buffle de 32 cm de longueur avec boucle et ardillon de cuivre de 2,5 cm de largeur. Une banderole de buffle blanc servira à attacher la giberne. 

Photo de G. DELECAUT Le texte de 1812 ne notifie pas d’ornement sur la pattelette de la giberne mais il est plus que probable que l’artilleur a dû porter soit l’attribut représentant 2 canons croisés peut-être surmontés d’une grenade, soit une grenade seule.
Photo de M. RONVAUX Photo de M. RONVAUX
   
Photo de M. RONVAUX         LE BAUDRIER.

De buffle blanc avec porte sabre et porte baïonnette.

Photo de M. RONVAUX  
   

Photo de M. RONVAUX

LE SABRE-BRIQUET.

Modèle An XI : 28 cannelures.

   

Photo de M. RONVAUX

LE GLAIVE.

Glaive à l'antique de 1771, arme inutilisable par l'artilleur. Celui-ci y tenait beaucoup et certains l'ont conservés après 1812.

   

Photo Pedersoli Photo Pedersoli

LE FUSIL.

Dragon An IX : 1,4 m de long, 4,3 kg, longueur du canon de 1 m.

   

Photo de M. RONVAUX     Photo de M. RONVAUX

LE HAVRESAC.

Il est de veau à poil en mégie doublé de toile écrue et bordé de basane. Prévu pour contenir tout l'équipement du combattant, son couvercle permettait de porter la capote enroulée.

   

Photo de M. RONVAUX    Photo de M. RONVAUX     

LE MATERIEL.

Matériel d'entretien du fusil, rabot et blaireau, gobelet en étain, assiette en bois, couverts, sac de toile de rangement, tire-bouchon, pipe en terre cuite, patience, porte monnaies, brosse, gourde, sac de toile, ...

   
Photo de M. RONVAUX COUVRE SHAKO.

Confectionné en toile cirée noire.